Lettre d'informationLa newsletter est un outil marketing simple à mettre en place, et dont la puissance peut être décuplée à condition de mettre en oeuvre quelques astuces pratiques.

Avec quels outils créer une newsletter efficacement ? Comment optimiser le taux de réception, d'ouverture et de clics d'une newsletter ?

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1°/ ASPECTS JURIDIQUES

 

- Avant toute chose, on s'assurera que les e-mails ont été collectés loyalement, et en conformité avec la législation de son pays. Les Français peuvent consulter le site de la CNIL pour y trouver plus des informations sur la collecte de données personnelles.
- La newsletter devra impérativement contenir un lien de désinscription.

 

2°/ ASPECTS TECHNIQUES

- Les outils : en fonction du nombre d'inscrits à la newsletter, on choisira un script adapté.

Pour les envois en nombre, il importe de réguler les envois pour ne pas saturer le serveur.

- L'outil doit coder correctement les "en-têtes" des e-mails, ce qui n'est pas forcément le cas pour tous les scripts, et pourrait poser des problèmes de rejet ou de classement en tant que SPAM par le système anti-spam de certains destinataires.

- Quand à la rédaction de la newsletter, on peut bien entendu utiliser un éditeur html standard, en prenant soin d'uploader les images sur un serveur, pour ne pas avoir à les envoyer en pièce jointe. Il est nécessaire de ne pas envoyer les images en pièce jointe d'une part pour consommer moins de ressources lors de l'envoi, et d'autre part pour éviter un blocage de la part de certains filtres anti-spam. On utilisera donc des images distantes, hébergées sur un serveur dès que leur poids (en octets) le justifie.

 

- Eviter d'être classé dans la "boite à SPAM" : pour tester les filtres anti-spam, il est nécessaire de créer un compte au moins chez Hotmail, Yahoo, Wanadoo, Free, et Gmail. Une fois ces comptes créés, on y envoie un e-mail de test à partir de l'outil que l'on souhaite utiliser pour envoyer la newsletter.

Si l'e-mail ne parvient pas à l'adresse de destination, ou est classé dans le dossier spam, il est nécessaire de vérifier les points suivants :

 

- Configurer un SPF valide : le SPF est une technologie qui permet d'identifier si l'expéditeur d'un e-mail est bien celui qu'il prédent être, et non un spammeur qui usurperait son identité. Il consiste à ajouter un élément dans la zone DNS du domaine de l'adresse d'envoi, qui indique quels serveurs sont autorisés à envoyer des e-mails en son nom.
Hotmail appelle cet élément le "sender ID", et il est l'un des fournisseurs d'e-mails le plus pointu quand au contrôle du SPF. Voici des informations (en anglais) sur le sender ID, sur le site de Microsoft.

- Pour configurer un SPF, il suffit de suivre cet assistant (en anglais) et de répondre aux diverses questions. A la fin de la procédure, une entrée SPF est proposée, en fonction des différentes réponses que l'on a donné. Il faut ajouter cette entrée à la zone DNS du domaine utilisé pour l'envoi (TXT record) : contactez votre hébergeur si vous n'avez pas la possibilité de le faire vous-même.

- Pour tester le domaine et savoir si le SPF est valide : utiliser DNS Report (en anglais), et vérifier la ligne "SPF".

 

- Configurer un Domain Key valide : Domain Key est l'équivalent du SPF, développé par Yahoo. Voici une documentation (en anglais) sur le site de Yahoo. Il est plus complexe à mettre en place que le SPF, et n'est pas forcément nécessaire.

 

- Il existe bien d'autres facteurs que le SPF et le Domain Key pour provoquer le classement d'un e-mail en tant que spam. Des algorithmes basés notamment sur les mots clés utilisés dans l'e-mail peuvent amener un rejet de l'e-mail. Vous pouvez également consulter si l'adresse IP du serveur figure dans une liste noire de spammeurs : entrez l'IP dans le formulaire "Spam database Lookup" de DNS Stuff (en anglais).

Rappelons que la qualification d'indésirable d'un courriel est éminemment subjective : il n'y a donc pas de méthode objective pour empêcher à coup sûr que le courriel que vous envoyez n'arrive dans cette catégorie.

 

3°/ ASPECTS MARKETING

 

- Le but du contenu : pousser au clic : le texte de la newsletter doit comporter un contenu qui incite au clic. Lire à ce propos l'article à venir sur la rédaction d'une annonce publicitaire : les principes sont les mêmes. On ne vend pas les services d'un site dans une newsletter, on ne vend que le clic. La newsletter doit être construite dans l'unique optique d'obtenir un taux de clics satisfaisants.

- Pour favoriser ces fameux clics, on placera autant de liens que possible, au sein-même du texte.
Voici un exemple (liens fictifs) :
"Sur notre site , nous publions un article de M. Dupont , spécialiste du moteur à eau, qui démontre l'efficacité de cette nouvelle technologie, avec des statistiques à l'appui."
Il est évident que le taux de clics sera bien supérieur en plaçant les liens comme ceci, au sein du texte, plutôt que de n'inclure qu'un simple lien "voir la suite" en bas de paragraphe.

 

- Le but du sujet : pousser à l'ouverture : le sujet de la newsletter (objet de l'e-mail) a pour unique but de provoquer l'ouverture de l'e-mail.
Le sujet ne doit idéalement pas être assimilable à une newsletter. L'objectif est qu'il soit le plus semblable possible à un e-mail standard, d'un contact professionnel ou d'un ami :

- Exemples à éviter : "Newsletter de monsite.com" ; "Offre spéciale pour vous M. Durand" ; "Cadeau gratuit à l'intérieur"...

- Bons exemples : "Moteur à eau" ; "Article de M. Dupont", etc...

 

- On pourra suivre le taux d'ouverture en plaçant le marqueur d'un outil de statistiques au sein de la newsletter.

- Le taux de clics sera suivi très simplement, en envoyant les visiteurs vers une page dont l'adresse comporte une variable particulière : http://www.monsite.com?from=newsletter par exemple.

 

Source : RefConseil